Comité Départemental des Jeux de
                                        Sarbacane de la Loire
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Le jeu comporte un matériel assez restreint, mais précis, choyé et souvent personnel, ou les pièces d‘art populaire ne sont pas rares.


 
LA SARBACANE :

Appelée aussi canon. Fabriquée à la machine avec l’acier employé pour les fusils. Le catalogue « MANUFRANCE » proposait en 1915 le « modèle officiel des grandes sociétés de Sarbacane » au prix de 25 Frs.
On en forgeait aussi à la main chez les maitres canonniers. Avant la première guerre mondiale, Messieurs Ronchard, Cizeron, Marson, Crepet, étaient connus pour la beauté de leurs canons. Ils sont encore en service aujourd’hui.
 Certains, guillochés, sont de véritables objets d'art.
Ce canon est un tube en acier de 1,40m à 1,45m de Longueur et d’un diamètre intérieur variant de 9 à 11mm. La moyenne se situant autour de 10,30mm. La partie extérieure est légèrement conique, rétrécie pour s'adapter aux lèvres du tireur et contenant des facettes sur environ 1/3 de sa Longueur, du cote le plus épais. Ceci pour faciliter la préhension. Le poids se situe autour de 2Kg, 2,5kg.
La Sarbacane demande un soigneux entretien. En effet, il ne faut pas que l‘humidité attaque le poli de l‘intérieur du canon.
Le Centre d‘Aide par le Travail, atelier de l'association IMC Loire (infirmes Moteurs Cérébraux) a repris une fabrication de sarbacanes début 2001.


            Photo de Bernard VITAL



LE PROJECTILE ou TRAIT :

Fait d‘une partie cylindrique en acier, calibrée au canon utilise et termine en pointe. Sur ce support on adapte un empennage, fait de plumes d’oies, à 6 ou 8 pans. On peut aussi utiliser des bouchons en liège à la place des plumes. Manufrance proposait des traits à 0,60 Frs la douzaine, en plumes et de 2,20 Frs a 6 Frs la douzaine empennée de soie, toujours dans le catalogue 1915.
Actuellement, la fabrication de la pointe est effectuée par des tourneurs. L‘emplumage est ensuite fait par quelques Chevaliers qui se sont « spécialisés ».



Photo de Bernard VITAL
 



LA BOITE A TRAITS :

Chaque Chevalier possède sa propre collection de traits, soigneusement conservée dans une petite boite souvent banale, fabriquée par lui-même et qu‘il tient à personnaliser. Par des gravures pour celles en bois, par des dessins pour les autres. Certains utilisent des boites de cassettes audio ou de diapositives.



LA CIBLE:

Deux types distincts existent. La « FRANCHISE » ou papier et le « BUT », donnant lieu bien évidemment a deux sortes de jeux. Ces cibles sont placées au centre d’un disque de bois tendre de 18 cm de diamètre appelé « TOURTE ». Ce sont ces deux types de cibles qui sont utilisés pour les concours. Un autre type de cible bien particulier existe, il s'agit du « PAPEGAI »



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Photo de Bernard VITAL



LE SUPPORT DE CIBLE :

Les « tourtes » sont fixées sur un support en bois. Certains sont très décorés, d'autres de simples disques de 60 cm environ. Il n’y a pas de forme ou de dimension réglementaire pour ces supports. Ceux-ci sont fixés soit directement au mur, soit sur un pied mobile, en bois ou métallique.


support de cible
Photo de Bernard VITAL

 

LE PORTE-TRAIT :

Pendant le tir, les Chevaliers doivent avoir deux traits sur eux. C’est pourquoi ils utilisent, épinglé sur leur maillot, un étui fait de deux « Poches » qu`ils fabriquent et décorent eux mêmes. Les plus courants et surtout les plus anciens sont faits de deux douilles de fusil coupées et accolées, sur lesquelles on colle généralement les insignes de son association.



L’ECHANTIL :

Pour mesurer un coup de but. Appareil spécifique a la Sarbacane, fonctionnant sur le principe du pied a coulisse de mécanicien. La partie fixe, conique et très effilée, se glisse entre le « PIQUILLON », petite pointe dépassant du centre du but, et le trait. La partie mobile, graduée, que l’on vient plaquer contre les deux ferrailles, permet de lire la valeur du coup de but.


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Photos de Bernard VITAL

 

LA PANNE :

Pour le nettoyage de I ‘intérieur du canon. Il s`agit en fait d’une simple ficelle légèrement plus longue que la Sarbacane. A une extrémité est attache un chiffon et a l’autre un petit cylindre de fer ou de cuivre qui sert a faire descendre la ficelle a l‘intérieur du canon. On tient le canon a la verticale et, a l‘aide de la ficelle, on fait passer le chiffon a travers tout le canon ; enlevant ainsi la vapeur d'eau déposée lors du tir.



LA BOITE A AMENDES :

Tirelire destinée à recevoir les amendes. D'une forme particulière et toutes ressemblantes d'une société a l’autre. Place de l’Abbaye a Valbenoite (quartier de Saint - Etienne), on peut voir un monument, une fontaine, rappelant ces boites. La fontaine date de l‘époque révolutionnaire. Aujourd`hui les boites a amendes sont désuètes. Ces boites servaient de Caisse de solidarité. En effet, l'argent des amendes était distribue aux Chevaliers ou a leur famille en cas de besoin. (inutile de rappeler qu'a cette époque, il n’y avait ni Sécurité Sociale, ni mutuelles).


boite a amende
Photo de Bernard VITAL
 
 



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